Changer de vie : la compétence essentielle dont personne ne parle

Pourquoi savoir se reconfigurer est devenu aussi vital que savoir lire, et ce que révèle une entreprise menée sans aucun objectif ni KPI.

Une compétence que personne ne nous a enseignée

Qu'il s'agisse de nos vies personnelles ou professionnelles, l'entre-deux mondes dans lequel nous nous trouvons nous oblige à développer de nouvelles compétences. On nous sature d'injonctions en matière d'IA, de métiers qui naissent quand d'autres vont disparaître.

Mais ce n'est rien comparé à toutes les autres situations qui nous contraignent à reconfigurer nos vies pro ou perso :

  • Envie de reconnexion à la nature, au vivant, à l'essentiel,

  • Nécessité de se repositionner dès le premier cheveu blanc,

  • Sentiment d'être perdu dans la matrice d'organisations devenues inextricables,

  • Sous-engagement, sur-engagement, épuisement,

  • Baisse de chiffre d'affaires et trésorerie dans les chaussettes,

  • Bien sûr séparations, divorces et leur lot d'émotions.

Bref, la vie.

Mais qui nous a appris à traverser ces turbulences ? À nous reconfigurer avec fluidité ? Non pas comme un accident de vie, mais comme un mouvement naturel qui nous conduirait à prendre un autre chemin, expérimenter, bifurquer.

Ce constat a donné naissance, il y a cinq ans, à un stage booster qui tisse le mental, les émotions et le corps, car ces trois dimensions sont impliquées à chaque seconde de nos transformations.

De quelles capacités avons-nous besoin pour changer de vie sans nous déstabiliser ?

  • Une capacité à discerner et clarifier nos intentions,

  • Plonger dans les émotions qui nous empêchent de réfléchir, et les dissoudre,

  • Sortir des culpabilités et ajuster les croyances qui nous limitent,

  • Rebooster estime et confiance en soi,

  • Prendre conscience des étapes d'un projet ou d'un changement qui nous coûtent le plus, et apprendre à les traverser avec plus de fluidité,

  • Traduire une intention en actions, activer ressources internes et externes pour les mettre en œuvre.

Et d'autres, à n'en pas douter. Que faudrait-il développer pour changer de vie comme on change de voiture, sans stresser ni culpabiliser ?

L'entreprise « 0 objectif, 0 KPI » : récit d'une expérimentation

Dans les organisations, les vieilles recettes de la performance du XXème siècle sont éculées. D'où l'idée de tenter l'entreprise sans aucun objectif ni indicateur de performance.

Le pourquoi et le comment

Depuis des années, on constate chez les dirigeants que les objectifs et les KPI focalisent, enferment, et rendent aveugles aux évolutions à 360° auxquelles il serait urgent de réagir.

Sans parler des effets pervers bien décrits par la loi de Goodhart : quand une mesure devient un objectif, elle cesse d'être une bonne mesure, parce que les gens adaptent leur comportement pour « faire le chiffre ». Sans parler des effets pervers, aussi, sur la santé physique et mentale des personnes.

0 objectif et 0 KPI ne signifie pas 0 direction. La formule testée : intentions et priorités. Les intentions donnent le grand cap. Les priorités se redéfinissent tous les trois mois. Enfin, c'était le cas au début de l'expérimentation.

Un exemple d'intention, face à un objectif classique du type « générer un taux de remplissage de X pour un chiffre d'affaires de Y dès la première année » : expérimenter le stage IMPULSION dans l'écolodge en Bretagne pour décider des prochaines étapes de son utilisation et de son business model.

Que s'est-il passé en termes de vécu ?

  • Pour la première fois, une année démarrée plus légère, sans pression.

  • Plus d'ouverture à la veille, aux échanges sans intention. Plus de disponibilité aussi pour les partenaires et leurs propositions.

  • Plus de temps pour penser, créer, modéliser de nouvelles offres à valeur ajoutée. Expérimenter de nouveaux outils aussi.

  • La priorisation a demandé un rythme mensuel plutôt que trimestriel. Ce rythme s'est installé spontanément.

Pour quels résultats ?

  • Des propositions commerciales arrivées sans rien faire, juste en rencontrant et en échangeant ;

  • Une étude de marché économisée ;

  • Des pivots réalisés naturellement, sans effort ;

  • Des compétences accrues sur des sujets cruciaux aujourd'hui et demain, comme l'antifragilité de nos entreprises ;

  • De nouvelles orientations qui se clarifient naturellement, sans investir beaucoup de temps ni d'énergie.

Le chiffre d'affaires ? Conforme aux besoins. La qualité de vie aussi.

Il ne s'agit pas de donner des leçons. Chaque entreprise est spécifique au plan culturel, actionnarial, et chaque dirigeant aussi. Mais depuis des années, une observation revient : un alignement intérieur très clair génère des réponses adaptées et cohérentes du marché. Sans forcer.

Pour celles et ceux qui traversent une transition et veulent donner un nouveau cap à leur vie, le stage IMPULSION tisse le mental, les émotions et le corps sur quelques jours en résidentiel. Découvrir IMPULSION →

Cet article s'inscrit dans la réflexion portée par « L'effet Papillon », un espace dédié aux évolutions de notre temps et aux solutions à mettre en œuvre dans nos entreprises, nos institutions et nos vies. Pour vous inscrire à la Newsletter "L'Effet Papillon" →

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